RECHERCHE PASSE DESESPEREMENT

Cela fait bien longtemps que je m'intéresse à mes origines et en particulier à tous ces blancs qui jalonnent mon histoire. Il y a trois ou quatre ans seulement que j'ai réellement débuté mes recherches, la découverte des formidables et effrayantes potentialités d'internet oblige ... J'ai essayé en vain de savoir d'où je venais, dans quelles circonstances j'ai été abandonné, qui étaient mes parents biologiques ... Bref, autant de questions que la plupart des adoptés se posent. Je n'ai malheureusement obtenu que très peu de réponses, même si j'avais parfois le sentiment de progresser un peu sur le chemin caillouteux et accidenté de mon enfance.

 

A ce jour, le constat est plutôt celui d'un échec. Je n'ai absolument pas découvert l'identité de mes parents. J'en sais guère plus sur mon passé. Pourtant tout n'est pas négatif. Lors de mon premier et unique retour sur ma terre natale en 2005 , j'ai pu retrouver les enfants de ma nourrice, puisque j'ai vécu en famille d'accueil de un an à deux ans et demi. Le récit de ces retrouvailles se trouve quelque part sur ce blog ... Passé ces instants forts en émotion, cette joie de retrouver des "frère et soeurs" d'accueil, la tristesse et l'immense désarroi qui s'en est suivi d'apprendre que cette femme qui m'a élevée était décédée juste un an plus tôt, j'avoue avoir un peu de difficulté à entretenir une relation épistolaire avec ces personnes pourtant adorables. La distance y est pour beaucoup, ainsi que la langue. Mais pas seulement ça. J'espérais plus, je voulais retrouver mes parents biologiques et j'ai du pourtant me résigner.

 

J'ai délaissé mes recherches depuis près de deux ans, digérant lentement mon retour en Corée et essayant de me faire une raison quant à l'impossibilité d'aller plus en avant. Mais c'est difficile.  Renoncer, c'est admettre que mon histoire ne démarre qu'à l'âge d'un an. C'est vivre avec une sorte de handicap permanent, c'est être un éclopé de la vie, un mutilé de l'enfance. A tout cela je ne peux me résoudre. Par ce billet je tente une nouvelle démarche.

 

Malgré le peu d'audience de ce blog, pour ne pas dire sa quasi confidentialité, je fais appel à toutes celles et tous ceux qui voudront bien m'aider, chacun à leur manière. Je mise sur le bouche à oreille pour essayer de faire avancer mes recherches, même à petits pas.

 

 

Je souhaite ici récapituler les quelques éléments que je connais de mon passé coréen, photos et documents à l'appui pour que vous puissiez relayer mon message, notamment pour celles et ceux qui seraient en Corée ou qui y partent en voyage. J'aimerais que ceux qui parlent coréen puissent en parler autour d'eux, à leurs connaissances sur place, leurs parents, leurs amis, que sais je encore ? Peut être aussi que certains ont accès à des médias coréens, comme de simples journaux. Je me dis qu'une annonce ou un petit article pourrait m'aider. Et pourquoi pas la télévision ? En bref, je mise sur les relations et sur les fortes potentialités d'internet en termes de solidarité pour relancer ma quête de mes racines ...

 

 

Mon dossier de Holt Institute indique  que j'ai été retouvé le 22 septembre 1973 dans une allée de Séoul, à Hyun Ju Dong, Suh Dae Moon Gu (ou Suhdaemoon ku), par un passant, enveloppé dans un lainage.Il semble que je ne portais sur moi aucune indication relative à mon identité ou celle de mes parents. Ce passant m'a emmené au poste de police le plus proche (celui de Hyun Ju Dong apparemment) qui m'a ensuite orienté vers l'hôpital, puis Holt Institute.

 

Ce sont là les seules indications que j'ai sur les circonstances de ma découverte.

 

- Ainsi, il semble que ma date de naissance (7 septembre 1972) ne soit qu'une date estimée car je devais avoir les proportions d'un enfant d'un an. Pourtant, ayant été trouvé un 22 septembre, je me demande pourquoi ne pas avoir choisi le 22 septembre 1972 plutôt que le 7. Cette date figurait elle sur moi ?

 

- Kim Kyung Hong n'est sans doute pas ma véritable identité. Il semble que le nom Kim corresponde à celui du directeur de l'hôpital qui aurait appelé ainsi tous les enfants recueillis au même moment. Le prénom Kyung Hong semble avoir été choisi par les travailleurs sociaux.

 

- Je ne parviens pas à localiser le lieu de Séoul où j'aurais été trouvé. L'indication Hyun Ju Dong semble trop vague pour les coréens. On me dit aussi que Séoul a beaucoup changé en trente ans. J'ai pu constaté en effet ce changement puisque la maison où j'ai vécu pendant un an et demi avait été détruite.

 

J'ai écrit à la plupart des postes de police de Suh Dae Moon Gu pour leur demander s'ils n'avaient pas une trace de cet évènement. On m'a répondu que les archives n'ont pas été conservées ou qu'il n'y avait pas de trace d'un tel évènement.


J'espérais obtenir des informations sur le lieu exact de mon abandon afin de pouvoir, par exemple, lancer une annonce par voie de presse ou audiovisuelle en direction de mes parents, de ma famille ou de tout autre témoin de cet évènement, et notamment le passant qui m'a retrouvé.

 

Je finis par me demander si ce passant était véritablement un passant et s'il ne s'agissait pas tout simplement d'un membre de ma famille ...

 

J'ai également du mal à croire cette histoire d'archives non conservées. En effet, lorque je suis allé à Séoul en 2005, j'ai débuté mes recherches à l'aveugle. Ainsi que je l'ai raconté, j'ai commencé mes investigations en interrogeant un employé du métro, et de fil en aiguille, grâce à l'extrême sollicitude et la gentillesse des personnes que j'ai rencontrées, j'ai atterri dans plusieurs administrations que j'ai identifié comme des sortes de mairies annexes ou de quartier, qui ont exhumé de leurs placards des archives très anciennes sur ma famille d'accueil alors même que Holt Institute m'affirmait ne pas pouvoir me renseigner à leur sujet faute d'avoir les numéros d'identifiant de ma nourrice !

 

Malheureusement, ne disposant que de peu de temps lors de mon séjour, et ne parlant pas le coréen, je n'ai pas pu rechercher ce poste de police qui je suis certain pourrait m'apporter un début de réponse.

 

- J'ai vécu un an et demi dans une famille d'accueil.

Je ne suis pas vraiment resté à l'orphelinat. Ma mère d'accueil, ma nourrice ou Foster Mother, je ne sais comment la désigner, s'appelait Shim Jeung Deuk.

C'était une femme déjà relativement âgée à l'époque puisqu'elle avait une cinquantaine d'années. Elle avait d'ailleurs accueilli plusieurs enfants sous son toit et a poursuivi après je crois. Lorsque j'ai commencé à le rechercher, j'avais peu d'espoir de la retrouver vivante. Je m'en suis voulu énormément lorsque j'ai appris qu'elle était décédée juste un an auparavant alors que cela faisait bien longtemps que j'aurais pu mener les mêmes démarches. C'est une blessure de plus dans mon histoire, un vilain coup de canif.

 

Elle avait trois enfants. Je les ai retrouvés au mois de mai 2005 . Je perds progressivement le contact avec eux. La raison en est essentiellement le fait que je ne parle pas le coréen et que eux ne parlent ni français, ni anglais. J'aimerais pourtant tellement continuer ma correspondance. J'ai tant de choses à leur dire et peut être qu'ils auraient pu également m'épauler dans mes recherches ... C'est une immense frustration que je ressens et je m'en veux chaque jour un peu plus de ne pas arriver à faire entrer cette satanée langue natale dans ma tête dure de coréen déraciné !

 

 

 

Voilà, je pense que vous avez compris ce que j'aimerais à faire. Faire avancer un peu mes recherches, leur redonner un second souffle car sur cet aspect de ma vie, j'ai comme qui dirait un peu le blues ... Et le temps passe, et mes chances de retrouver mes parents biologiques de leur vivant s'éloignent ...

 

Si vous acceptez d'apporter votre contribution à ma quête, vous pouvez me contacter à cette adresse mail pour le moment :

 

kkh*tw@gmail.com  ATTENTION : remplacez * par la lettre "o" . ce subtil subterfuge a pour but d'éviter les robots à spam ...

 

 

MERCI par avance pour votre précieuse aide !!!